jatalv 05

  

jatalv 08

L'association JATALV organise des soirées
d'information libres et gratuites sur ses activités et le rôle des bénévoles.

Présentation de Jatalv et l'engagement

Témoignage de bénévole accompagnant

Les soins palliatifs d'aujourd'hui

Le programme de la formation et les conventions

Le deuil

Cette sensibilisation comprend le module obligatoire dans le cursus de la   formation.

Mardi 30 avril 2013

Mercredi 12 juin 2013

Lundi 30 septembre 2013

de 18 h 30 à 20 h 30

au local de JATALV

6 rue des Açores à Monaco

Tél :06 68 526 520 Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Compte-Rendu du Café Citoyen Organisé par l’association JATALV Monaco sur les « Droits des malades en fin de vie »  le mercredi 17 octobre 2012 à Monaco

Mme Josiane Taddei, notre Présidente, présente l’Association JATALV et son historique à la quarantaine de participants. Présentation des deux intervenants du CHPG : Docteur Bernard Ghiglione et Mme Véronique Cholet (cadre de santé) de l’unité de soins palliatifs « mobile » créée il y a 11 ans à Monaco. Le Dr Ghiglione, responsable de l’unité mobile de soins palliatifs et supportifs (UMSPS) à Monaco, se présente : * Il intègre l’UMSPS en novembre 2004, après un cursus d’omnipraticien dans le service de Médecine Polyvalente et une formation Douleur et Soins Palliatifs.

Tous deux ont expliqué la définition des soins palliatifs et la loi Léonetti votée en France depuis 2005. Cette loi n’existant pas à Monaco, le Docteur Ghiglione et Mme Cholet ont donné les grandes lignes de la prise en charge de la fin de vie à Monaco : - soulager la douleur - ne pas faire d’acharnement thérapeutique - arrêter les traitements inutiles - accompagner le patient et ses proches - introduire la collégialité dans les décisions médicales

Rappel des règles déontologiques éditées par le Conseil de l’ordre à Monaco :

- le respect de la vie - la lutte contre l’obstination déraisonnable - prendre en compte l’avis du patient et de ses proches

A Monaco, informer le patient est une obligation. L’information doit être claire, loyale et appropriée, le médecin devant s’adapter à la personnalité du patient (article 34 du code de déontologie). Il peut aussi ne pas révéler totalement au patient le pronostic de sa maladie, en fonction de son analyse.

Dans la législation à Monaco, on ne peut pas désigner une personne de confiance destinée à représenter les volontés du patient, au cas où celui-ci ne serait plus capable de les formuler. (Projet de loi dans l’avenir).

Dans l’article 36 du code de déontologie à Monaco  :

- le médecin doit soulager la douleur - ne pas faire d’acharnement thérapeutique - arrêter les traitements inutiles - doit assister moralement le patient et les proches - prendre en compte l’avis des personnes intéressées

Temps de question – réponses avec le public

1° Question : « Comment détermine-t- on le raisonnable et le déraisonnable ? »

Réponse du Docteur Ghiglione : « le déraisonnable, c’est l’obstination. Des réunions collégiales, incluant médecins et infirmières, sont prévues pour que chacun puisse apporter des informations et des avis, afin que la décision la plus pertinente soit prise. Mais c’est toujours le médecin qui prend la décision d’interrompre ou de mettre en place le traitement. »

- la décision est collégiale - la responsabilité est médicale

2° Question : « Mon mari atteint d’un lymphome incurable est mort dans des souffrances difficiles à supporter. Il a refusé la trachéotomie proposée par le médecin. Y avait-il une autre possibilité ? (ce patient s’est suicidé d’une balle dans le cœur)

Réponse du Docteur Ghiglione : « le refus du patient ne peut être ignoré par le médecin à partir du moment où une information a été clairement délivrée au patient, mais d’autres alternatives ont sûrement été envisagées et proposées au patient ».

Pour les soins palliatifs, le but premier recherché est de soulager les symptômes.

A Monaco, toute personne peut demander les soins palliatifs.

Précision de Madame Véronique Cholet : « En ce qui concerne les patients qui bénéficient des soins palliatifs, il est très rare qu’une demande d’euthanasie persiste. A Monaco, il y a un vrai échange entre les médecins des différents services et l’équipe des soins palliatifs. »

3° Question : « Les soins palliatifs peuvent-ils être donnés à domicile, à l’extérieur de l’hôpital ?

Réponse du Docteur Ghiglione : « Depuis 2005, l’UMSPS peut intervenir dans les structures dévolues aux personnes âgées (maison de retraite, foyer, logement…) à la demande des médecins référents.

4° Question : « Pourquoi s’opposer à l’euthanasie : la dernière liberté individuelle ? »

En effet, plusieurs personnes réclament avec force la légalisation de l’euthanasie, le droit à la liberté pour choisir sa mort et interpellent Véronique et Bernard sur le sujet avec des exemples de proches ayant souffert jusqu’à la fin, à l’hôpital de Monaco. Le Docteur Ghiglione replace la fin de vie dans le contexte : « Une expérience individuelle où les différents protagonistes sont en proie à beaucoup d’émotions le plus souvent contradictoires, où notre impuissance d’homme face à l’échéance de la mort nous fait parfois envisager des solutions qui peuvent sembler « humaine », mais souvent ne sont que des tentatives désespérées de retrouver un contrôle sur cet événement afin de juguler l’angoisse de cet inconnu et la souffrance qui en découle. Faire cesser cette attitude, bien que tout à fait compréhensible, reste malgré tout le plus souvent illusoire ». Ce qui compte c’est prendre soin de l’autre, respecter sa dignité jusqu’au bout de sa vie. Nous devons réfléchir sur la fin de vie. Professionnels de santé, famille, proches, bénévoles, nous sommes tous impliqués dans le respect de la dignité des personnes en fin de vie, dans l’accompagnement jusqu’au bout de la vie.